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Pubs de choc

Sur son consottisier, Marie-Do nous offre quelques photos de publicités malencontreusement placées.
C'est ici que ça se passe.
 
Jeudi 8 mai 2008
- Tu comprends, moi aussi je veux un téléphone portable, une voiture et une maison.
Tandis que son visage de chérubin traduit son indignation, il continue d'expliquer en quoi ces avantages professionnels lui paraissent indispensables. Il sait qu'il est brillant d'autant que le directeur général lui a rappelé dernièrement. Le chérubin n'a pas fait la corrélation entre cette remarque et une réunion antérieure où les directeurs de chaque service étaient priés de désigner leurs meilleurs cadres à la direction générale. Pour un scientifique, c'est fort regrettable. Mais peut-être n'était-il tout simplement pas au courant de cette initiative alors que l'heur est à la réorganisation.
Le chérubin rejette ces paroles. Il veut qu'on lui manifeste la reconnaissance de son talent par ces avantages réservés aux chefs de service pour les deux premiers, à ceux qui font tourner les usines pour le dernier. Les pékins de l'exploitation, comme il les surnomme. Certes, il admet que lesdits pékins ont acquis un savoir certain, "mais uniquement empirique", s'empresse-t'il de rajouter. Alors que lui ! Lui est un expert dans son domaine. Rien bien sûr en comparaison de sa chef, "mais qui a 55 ans...". D'ailleurs, c'est vers lui que se tournent les universités quand ils rencontrent un problème.
Il regrette que le plus haut niveau de la boite ne comprenne pas d'experts comme lui. L'ère de l'expertise managériale n'est plus, il le sent bien. Et s'il admet quelques difficultés à vulgariser ses résultats, il s'entête dans sa vision d'une direction générale experte dans tous les domaines.
Il veut évoluer et ne voit pas où, ni comment. On lui a bien proposé un poste de chef de service, avec téléphone portable et palm à la clé. Ne voulant quitter son statut d'expert, il a refusé mais en a profité pour dépouiller le nouvel arrivant des missions qui l'intéressaient. Le chérubin est de fait devenu un expert surchargé de travail. Et le chérubin indique que si le chérubin d'il y a quatre ans se regardait aujourd'hui, il serait dégoûté.
Il avoue être flatté de ma requête, lui pomper son savoir, tout en craignant un supplément de travail. Je le rassure, le cajôle tout comme je le ferais avec un chat. Mais au moins le chat est-il un opportuniste déclaré : caresses contre ronronnement. Le chérubin, lui, ne comprend pas qu'il doit devenir un peu moins expert s'il veut évoluer. A l'inverse d'un système expert, le chérubin n'apprend cependant pas de ses erreurs passées.
Sept ans nous séparent. Je me sens si vieille à côté de lui, a wise woman. Mais j'ai obtenu ce que je voulais, d'autant que c'est lui qui est venu nous chercher : il nous aidera dans notre projet à créer les manipulations et expériences pour ceux que nous allons former. Il faut juste que j'arrive à le faire travailler avec
Victor, chacun méprisant l'autre pour ce qu'il est : un technicien catégorie B de 50 ans, chef d'exploitation d'une grosse usine, toujours en quête de savoir mais rebelle à la hiérarchie, surtout si elle est plus jeune que lui ; un scientifique catégorie A de 32 ans blindé de savoir théorique et méprisant les catégories B et C. Enfin un peu de rires en perspective !


par La grande Loulou publié dans : La vie en boîte
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Jeudi 8 mai 2008
- La dernière fois que je t'ai vu, tu m'as dit que tu avais six ans. Quel âge as-tu aujourd'hui ?
- Six ans.
- Même pas vrai ! T'es plus grand !
Le Bouchon lève la tête pour s'adresser à son interlocuteur dont les cheveux noirs de jais démentent la cinquantaine largement entamée.
- Tu as raison. J'ai sept ans. Non, neuf !
- Et moi j'en ai sept, déclare d'un ton impassible son voisin, un barbu au crin gris chaussé de grosses lunettes.
- Ah non, ça n'est pas possible ! Tu as le même âge que moi, lui rétorque le premier.
- C'est vrai. Alors j'ai neuf ans.
- Moi, je vais avoir neuf ans dans un mois !

Le Bouchon leur offre son plus beau sourire en leur annonçant son prochain anniversaire. Le Fifi de Lille et le Jayjay de Paris éclatent de rire. Ces deux planqués du travail, cachés dans des bureaux pour échapper au plan de carrière qui a déjà atteint nombre de leurs congénères, retrouvent toujours leur âme d'enfant face à un Bouchon. Et les Bouchons ne s'arrêtent jamais à des détails aussi insignifiants que leur allure de vieux babas ou leur situation sociale. Les Bouchons ne voient que ces absurdités quasiment magiques tellement elles sont énormes.

Le moment est délicieux.
par La grande Loulou publié dans : La vie d'un bouchon haut comme trois pommes
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Samedi 3 mai 2008
En ouvrant la porte de l'appartement, le Bouchon et moi-même nous sommes précipitées vers les toilettes. L'espace le plus clos de notre nid est aussi celui de nos expérimentations. Premier "meuble" à être relevé pour s'accorder avec ma taille actuelle et la future taille d'un Bouchon qui avoisine le mètre quarante à bientôt neuf ans, c'est aussi l'espace où nous voulions faire aussi bien que Miss DjuDju, pro de l'art au quotidien. Elle avait placardé sur les murs de sa petite maison des journaux italiens. Sa cuisine en avait pris un sacré coup, toute de caractères revêtue. Chez nous, nous avons imaginé habiller les murs de cartes de New York, Paris, Londres, la forêt domaniale de mon enfance et pourquoi pas celle d'une île ?
Mais le quotidien est farceur.
Les murs étaient toujours aussi lépreux, d'autant que le Bouchon avait consciencieusement commencé à faire sauter l'ancienne peinture avant de partir en vacances. Je m'étonnais ! Qu'avait donc fait monsieur H. pendant nos vacances ? Un coup d'oeil sur les rates, qu'il avait proposé de nourrir et de changer, me rassura. Toujours vivantes, sur une litière fraîche, elles attestaient de soins quotidiens.
Le Bouchon se dirigea vers ma chambre, y entendant un bruit. "Maman ! Maman ! Qui c'est le monsieur dans ton lit ?".
Par ce beau samedi chaud de fin de vacances parisiennes, monsieur H. piquait un petit roupillon dans mon lit, légèrement vêtu d'un caleçon et tee-shirt assorti !
Réveillé par les exclamations d'un Bouchon fort étonnée, il se rhabilla en vitesse et nous rejoignit, l'air contrit et encore endormi. Quelques tentatives d'explication plus tard, je prenais le Bouchon sous le bras et le laissais en plan dans l'appartement, avec les rates et les murs du cagibi digestif en état de décomposition avancée.
Monsieur H., ouvrier berbère du bâtiment en retraite et ami de nos voisins (en retraite), n'en menait pas large. Moi non plus.
Quelques heures plus tard, de retour dans nos lieux d'aisance et ayant compris la farce faite par le destin, je tentais d'en savoir plus. J'appris ainsi que Tartarine, c'est ainsi que monsieur H. surnomme la propriétaire de son précédent chantier, elle aussi amie de nos voisins, lui avait confié la réfection de son sol et de son couloir au vu du résultat sur sa cuisine. Mais Tartarine est exigeante : elle veut que monsieur H. soit tous les jours chez elle, et n'envisage pas qu'il puisse avoir d'autres chantiers ailleurs. D'où le retard de l'aménagement de notre boudoir - bibliothèque par monsieur H., qui faisait cependant un long détour pour nourrir et changer les rongeurs comme promis. Un détour d'au minimum une heure trente par jour. Devant une telle conscience professionnelle, je ne pouvais que fondre et m'enquérir des nouveaux délais auprès de ce vieux monsieur, à la chevelure blanche et aux chicots apparents.
Je n'avais pas prévu que le Bouchon, qu'il appelait Ma chérie, et à qui il baisait la main de temps en temps, imposerait de nouvelles idées décoratives dans notre nid, après avoir vainement tenté d'obtenir des marches arc-en-ciel dans l'escalier de l'immeuble.
Nous aurons donc des toilettes avec des cartes sur les murs latéraux, des étagères blanches sur le mur du fond, des vagues peintes en bleu au dessus des plinthes et des nuages sur un ciel bleu sur la moitié du plafond. Et il apprendra au Bouchon à réaliser elle-même ses vagues et ses nuages. Voyant la tournure roccoco que prenait cet espace, j'y ai rajouté un ciel étoilé sur l'autre moitié du plafond, les deux moitiés étant séparées par une conduite qui sera ornée de lampions lumineux. Désormais, il me faut faire coïncider les horaires de monsieur H. à ceux d'un Bouchon très souvent à l'école ou en vadrouille dans son autre chez elle.

par La grande Loulou publié dans : La vie est une grande schtroumferie!
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Samedi 26 avril 2008
Aujourd'hui à 17h30, face à Beaubourg, des centaines de gens se figeront sur place dans une posture évoquant plus ou moins une oeuvre artistique.

Sur cette vidéo, le concept appliqué dans la gare new-yorkaise de Grand central station.



par La grande Loulou publié dans : Clin d'oeil piéton (ou pas)
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Mercredi 16 avril 2008
Toutes ces photos sont de la photographe néerlandaise Désirée Palmen et sont visibles sur son site. Images découvertes dans Le Monde 2.





par La grande Loulou publié dans : Vu sur le web
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Editorial



La grande Loulou
: Grande pour sa génération parue en 1968. De couleur chocolat au lait tirant fortement sur le chocolat blanc en hiver, avec des couleurs mères entre le noir, le blanc et le rouge caraïbe. De culture francilienne. Neg'zopolitaine, quoi! (merci à Jazz pour ce mot). Désordonnée comme ce blog fourre-tout. Quelques vérités farfelues à lire si l'envie vous en prend.
Sous son microscope : Sa fille, surnommée le bouchon, née en 1999 en pays chtimi. Un condensé d'humour et de curiosité qui voit des lutins partout. Egalement, cette fascinante société dans laquelle elles vivent plutôt joyeusement malgré quelques coups de blues.
Au bureau : Est passée de Trolls magazine aux côtés du talentueux Fraisette, désormais rédacteur-en-chef, à une grande administration territoriale sous la direction de Môssieur Pépé, ancien journaliste scientifique dont le cerveau génère 250 idées à la minute. Découvre que Kafka y est glorifié au quotidien. Doit trouver des surnoms pour les principaux protagonistes.
Caractéristiques : Se pose des tas de questions. Trouve que le ridicule n'a jamais tué qui que ce soit. Dite Chabine avec son caractère de cochon. Adore vulgariser les sciences à tel point qu'elle en a fait son nouveau métier, de médiation pédagogique. A jeté sa télé par la fenêtre sans tuer personne. Ecoute beaucoup de musique.


Pour le plaisir

... des oreilles

Patti Smith ma songwriter préférée et une répétition de concert pour Arte Dixie frog label blues à savourer Popa Chubby les rondeurs du blues rock énergique Classic 21 la radio rock par excellence, surtout le dimanche matin entre 10h et midi Radio Nova fan depuis longtemps WXPN 88,5... aux USA. Pour un aperçu de la bonne musique de là-bas, qu'on ne trouve pas ici. L'émission The World café, pas franchement world, mais à écouter New York vu par Lou Reed (interview sur National Public Radio NPR) Farewells et sa liste musicale sur RadioBlog Dagobert invite à découvrir ses coups de coeur


... des yeux
Scènes de vie Un pingouin un peu cinglé Bob publie une photo du monde par jour La ville vue par Giulia Les séries de Nicolas Urlacher Petits détails urbains par Nowhere-somewhere Les portraits de Tina Mérandon Le regard que Jules Lavie porte sur le XIXe de Paris Mothers and fathers-to-be by Hélène Biensa


... du cerveau
Un autre regard sur le monde avec Courrier International L'information factuelle de The Economist L'actu scientifique de Yahoo et celle de Procrastin Hotzone, regards croisés sur un conflit, par Kevin Sites, journaliste embauché par Yahoo On the face, la vision de journalistes sur le conflit lebano-israélien Une bonne définition de ce qu'est devenu le journalisme Le journalisme collaboratif dans la Rue89 le journalisme citoyen d'AgoraVox Le journalisme incisif de Backchich Info Le plus vieux métier du monde se mobilise Pubs et anti pubs Pourquoi ci et pourquoi ça.
Ecouter l'émission Terre à Terre de France Culture et celle de France Inter Rue des entrepreneurs Nouvelles technologies et droit de l'information chez Juriscom
Des outils linguistiques avec Le conjugeur, le dico du CNRS, la grammaire française vue d'Outre-Atlantique, le dico des synonymes par le laboratoire Crisco, le blog de traduction franco-anglais et Word Reference pour l'anglais et d'autres langues
... de râler, de s'en désoler ou d'en rire
Dénoncez votre voisin au ministère du civisme et votre entreprise aux Big Brother awards (BBA).

 

Zenitude

Donner à boire à ceux qui ont soif avec Aquassistance Une autre manière de voyager, pensez Echoway Allez déposer votre rêve dans la banque des rêves de Tiphaine

 

Les questions du bouchon en préparation

Le premier chien à être allé dans l'espace en est-il revenu ?
Pourquoi toi et moi on s'aime ?
Est-ce que les oiseaux ont des fesses

Est-ce que les caméléons nagent
D'où vient le mot école
Pourquoi on utilise le même mot, majeur, pour désigner le troisième doigt et le fait d'avoir plus de 18 ans
Pourquoi y a-t-il plus de droitiers que de gauchers
Et celles des autres
Quelle est la différence entre une société et une civilisation
La théine favorise-t-elle la perte de fer
L'eau de javel contenue dans l'eau potable décime-t-elle la flore intestinale

N'hésitez pas à me laisser votre email dans un commentaire si vous avez la réponse, je la publierai après un petit échange électronique.



... de découvrir : my to-buy list

Marie-Anne Baulon, Chronique des "petits riens", Plon

Michel Serres, Récits d'humanisme, Editions le Pommier
Dominique Lestel, Les animaux sont-ils intelligents?, le Pommier
"Tribute to Hendrix" avec la chanson de Sting (basse), Mc Laughlin (guitare) et l'ex-batteur de Zappa. Album Power of soul?
Stereophonics
Joe Bonamassa
Satriani
Nusrat Fateh Ali Khan (Haq Ali Ali Haq à écouter chez le Pr. Rachid Naim)
deUs
    
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